« Promotion de la citoyenneté et de l’interculturalité » : Pérennisation des projets et renforcement de la transparence dans l’attribution des subventions à travers un avant-projet de décret

Sous l’impulsion de la Ministre de l’Égalité des chances de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Isabelle Simonis, un appel à projets annuel de « Promotion de la citoyenneté et de l’interculturalité » (PCI) permet, depuis 2015 et dans le cadre de la 6ème réforme de l’Etat, de soutenir des activités d’éducation des jeunes à la citoyenneté, des actions de dialogue interculturel, de lutte contre le racisme et de défense des droits des personnes migrantes avec une attention particulière réservée aux femmes migrantes.

Afin de pérenniser ce dispositif et de garantir ainsi une sécurité financière aux organismes bénéficiaires mais aussi pour organiser une gestion transparente de ces initiatives favorisant la réflexion critique et le développement d’une société solidaire, le Gouvernement vient d’adopter l’avant-projet de décret de la Ministre, Isabelle Simonis, relatif à la « promotion de la citoyenneté et de l’interculturalité ».

Celui-ci prévoit 5 principales mesures visant à renforcer l’action de la Fédération Wallonie-Bruxelles dans le domaine du vivre ensemble et, plus précisément, au niveau de la citoyenneté et de l’interculturalité :  

1.   La pérennisation du dispositif annuel de l’appel à projets ;

2.   La possibilité de « labelliser » les projets ayant déjà bénéficié du soutien durant deux ans et ayant été évalués positivement de s’inscrire dans une convention pluriannuelle de trois ans. Cette mesure permettra aux opérateurs de développer davantage d’actions d’envergures tout en bénéficiant de garanties financières avec une charge administrative allégée ; 

3.   La création d’un Conseil de la Promotion de la citoyenneté et de l’interculturalité. Composé de membres des administrations compétentes, de professionnels et d’experts académiques, il sera le garant de la cohérence des politiques menées en la matière et de l’objectivation des décisions d’octroi de subventions. Il sera notamment chargé de remettre des avis au Gouvernement concernant la sélection des appels à projets et la labellisation mais aussi sur toute autre question relative à la mise en œuvre du décret ;

4.   L’organisation, tous les 2 ans, d’une campagne de lutte contre le racisme à destination du grand public, réalisée en collaboration avec les opérateurs de terrain actifs dans ce domaine. 

5.   La mise en place d’un portail d’information spécifique permettant de visibiliser les projets réalisés, mais aussi de faciliter l’échange de bonnes pratiques, d’outils d’animation et de formation, ainsi que la mise en réseau des opérateurs.

« Dans une société où le vivre ensemble est mis à mal par des faits de discrimination, de racisme et de haine en constante hausse, il fallait structurer et pérenniser ce dispositif de promotion de l’interculturalité et de la citoyenneté en en toute transparence et en se donnant les outils d’une meilleure articulation des politiques avec les besoins des acteurs de terrain. Cet avant-projet de décret devrait permettre de répondre à ces différentes exigences tout en garantissant une sécurité financière aux opérateurs », précise la Ministre Simonis.

Afin de porter ce projet, des budgets annuels de 1.546.000€ pour le subventionnement des projets, et de 164.000 euros pour les campagnes de lutte contre le racisme, et ont d’ores et déjà été provisionnés. Sur base de l’évaluation des 3 appels à projets effectués depuis 2015 et pour mieux répondre aux besoins des acteurs de terrain, une enveloppe complémentaire de 454.000 euros sera également sollicitée lors du prochain conclave budgétaire fixant le budget initial de 2018 ainsi que l’engagement de deux équivalents temps plein au sein de l’administration pour accompagner les associations.

Le Gouvernement a chargé la Ministre de l’Egalité des chances de poursuivre les concertations avec les acteurs concernés et de solliciter l’avis du Conseil d’Etat.

« Face à la banalisation du racisme, aux montées des nationalismes nocifs aux droits fondamentaux, nous devons plus que jamais renforcer la tolérance et le vivre-ensemble, en construisant un espace commun de dialogue et d’émancipation. », conclut Isabelle Simonis.


L’expérience antérieure des étudiants de l’Enseignement de promotion sociale mieux valorisée

Sur proposition de la Ministre de l’Enseignement de promotion sociale, Isabelle Simonis, le Gouvernement vient d’adopter en  deuxième lecture le projet d’arrêté visant à valoriser les compétences professionnelles des étudiants acquises de manière formelle et informelle au cours de leur vie.

Ce texte permet une meilleure identification de l’ensemble des types de valorisations possibles et uniformise les pratiques au sein de tous les établissements de promotion sociale. 

Dans ce cadre, il établit notamment un lien clair entre les opérateurs de formation et l’enseignement de promotion sociale en garantissant la qualité et le niveau des études.

« D’ici peu, les étudiants qui s’inscrivent dans l’enseignement de promotion sociale pourront faire valoir dans un cadre réglementaire mieux balisé leurs expériences acquises antérieurement lors d’apprentissages, de métiers exercés ou encore de formations professionnelles. Un-e dessinateur-trice en construction, un-e boucher-ère, un-e électricien-ne ou encore toute personne désireuse de suivre une formation de niveau secondaire ou supérieur pourra, sur base de son parcours, obtenir davantage de dispenses pour accéder plus facilement au diplôme. Il s’agit d’une évolution majeure qui positionne l’Enseignement de promotion sociale comme pionnier en matière de valorisation des acquis », se réjouit Isabelle Simonis.   

Concrètement, cette mesure sera opérationnelle progressivement après le 1er janvier 2018. A partir de cette date, les étudiants pourront bénéficier d’un accompagnement et faire reconnaître leurs expériences professionnelles et formations antérieures auprès des établissements scolaires où ils s’inscrivent.

La valorisation des acquis de l’expérience incarne par ailleurs une nouvelle étape dans la modernisation et la simplification de l’Enseignement de promotion sociale, qui vise à permettre à chaque adulte de réorienter sa carrière, de rebondir mais aussi de se former tout au long de la vie. 

120.000 euros pour sensibiliser les acteurs de l’Aide à la jeunesse aux difficultés que rencontrent les familles vivant dans la précarité

La pauvreté dans ses différentes déclinaisons apparaît souvent en toile de fond des situations traitées par les intervenants du secteur de l’aide à la jeunesse. Il y a, malheureusement, une corrélation significative entre les familles bénéficiaires de l’aide à la jeunesse et la pauvreté.

Trop souvent, l’aide à la jeunesse est interpellée pour des risques de négligences dues à une détérioration des conditions matérielles des enfants et des familles alors qu’une action préventive et un travail de réseau pourraient éviter l’entrée dans l’aide spécialisée. 

C’est pourquoi, sur proposition du Ministre de l’Aide à la Jeunesse, Rachid Madrane, le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé, ce mercredi, l’octroi de subsides au Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté et au Forum Bruxelles contre les inégalités, afin de renforcer la sensibilisation des intervenants de terrain de l’Aide à la Jeunesse aux difficultés que rencontrent les personnes vivant dans la précarité. 

Une subvention de 60.000 € sera accordée au Forum Bruxelles contre les inégalités pour la réalisation d’une recherche-action visant à davantage sensibiliser le secteur de l’Aide à la jeunesse aux questions liées à la pauvreté et aux inégalités sociales et une subvention de 60.000 € sera accordée au Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté afin de financer le recrutement d’un ETP qui aura pour mission de créer des synergies avec le secteur de l’Aide à la jeunesse.