Enseignement maternel : 1 100 professionnels supplémentaires dans les trois ans à venir

Sur proposition de la Ministre de l’Education, Marie-Martine Schyns, le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé ce mercredi les modalités d’attribution de renforts dans l’enseignement maternel. 

Les recrutements débuteront également dès la rentrée de septembre 2017 et s’échelonneront jusqu’en 2019. Il s’agit donc de décisions très concrètes pour améliorer la qualité de notre enseignement, grâce à ce soutien à l’apprentissage dès le plus jeune âge. 

Cette décision du gouvernement s’inscrit aussi en droite ligne du Pacte pour un enseignement d’excellence. Améliorer notre enseignement commence par le maternel : cette réalité est à la fois constatée sur le terrain et est confortée par les études scientifiques.

Dans les trois ans à venir, 1 100 professionnels de la petite enfance seront recrutés. Il s’agit aussi bien d’instituteurs et d’institutrices, que de puériculteur(trice)s ou de psychomotricien(ne)s.

Les emplois d’enseignants dans l’enseignement maternel sont calculés en fonction du nombre d’élèves et attribués par paliers de demi-équivalents temps plein (ETP). Toutefois, le nombre d’enfants inscrits évolue tout au long de l’année puisque ceux-ci peuvent entrer à l’école dès qu’ils ont atteint l’âge de 2 ans et demi.

La nouvelle grille de calcul de l’encadrement ne demandera par exemple plus d’atteindre le nombre de 40 élèves pour obtenir 2,5 ETP (équivalents temps plein).

Nous aurons donc : 1 emploi pour 6 à 19 élèves maximum, 1,5 ETP pour 20 à 25 élèves, 2 enseignant(e)s pour 26 à 35 élèves maximum – contre des situations de 39 enfants pour 2 instituteur(trice)s, vécues actuellement en certains endroits.

Dès le 35e élève, le ratio enseignants-enfants est revu à la hausse en faveur de l’encadrement en personnel enseignant : 2,5 équivalents temps plein pour 36 à 45 élèves, 3 ETP pour 46 à 61 enfants, etc. 

Ce nouveau tableau du calcul de l’encadrement permet de toujours demeurer en moyenne sous la barre des 20 élèves par emploi généré. Dans l’ancien tableau de calcul, cette limite était dépassée, frôlant souvent les 22 enfants par enseignant.

L’implémentation de cette nouvelle mesure d’encadrement correspond à un investissement de 16 550 982 € par an, ce qui démontre une nouvelle fois la priorité du gouvernement en faveur de l’enseignement maternel. 

Dans les prochains mois, le gouvernement formalisera les deuxième et troisième phases de la procédure de renforcement de l’aide octroyée aux maternelles. Il a déjà manifesté son désir de soutenir l’engagement de professionnels en puériculture et psychomotricité, ainsi que d’améliorer leur statut et de valoriser, en concertation avec le secteur, leur place dans l’école.