e-Wallonie-Bruxelles Simplification : optimiser encore l’action publique

Rappelez-vous, déjà en juillet 2009, les Gouvernements wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles décidaient de conjuguer leurs efforts et de renforcer leurs synergies d’action.

Ainsi, les Gouvernements se sont engagés à rapprocher les administrations de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles en instaurant notamment des institutions à compétence transversale.

Après Wallonie-Bruxelles International (WBI) en 2008 et l’Ecole d’administration publique fin 2011, constitués sous la forme d’organismes d’intérêt public, les Gouvernements wallon et de la Fédération Wallonie Bruxelles ont approuvé, ce 21 février 2013, la mise en œuvre de la première administration commune entre les deux entités fédérées qui sera compétente pour la simplification administrative et l’eGouvernement, dénomée e-Wallonie-Bruxelles Simplification (eWBS en abrégé).

Fonctionnellement, eWBS est rattachée au Secrétariat général du Service Public de Wallonie et au Secrétariat général du Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles et relève directement de l’autorité hiérarchique des Secrétaires généraux.

La question de la simplification administrative et de l’eGouvernement a une dimension stratégique qui la place au cœur de la modernisation des services publics par sa dimension transversale et systémique : elle doit permettre de renforcer par leur qualité, leur modernité et leur sens du partenariat efficace, les services publics.

Ce service commun, né de la fusion de services existants en Wallonie (Commissariat EASI-WAL) et en Fédération Wallonie-Bruxelles (Services simplification administrative et eGouvernement du Ministère), sera opérationnel dans le courant du 1er semestre 2013.

Quels seront les rôles de ce service commun ?

  • proposer, poursuivre et coordonner pour la Wallonie et la Fédération Wallonie-Bruxelles les mesures en vue de lutter contre la complexité administrative et les contraintes administratives imposées aux usagers des services publics et donc à améliorer le service rendu à ces usagers.
  • aider, mobiliser et inciter les administrations et les organismes publics de la Région wallonne et de la Fédération Wallonie-Bruxelles à mettre en œuvre les mesures proposées.

Quelles seront ses missions ?

Conçu comme un véritable « consultant interne » du service public, le service commun offrira quatre types de services aux administrations et organismes d’intérêt public !

  1. Pour commencer, un service d’innovation et méthode : écoute active des usagers, analyse de l’adéquation entre l’offre de services et la demande des usagers, recherche des meilleures pratiques et développement d’outils et de méthodes.
  2. Ensuite un service de conseil : accompagnement des administrations et organismes d’intérêt public dans l’élaboration de leur stratégie de simplification administrative et d’administration électronique
  3. Mais également un service de production et de gestion : assurer la mise en œuvre de projets structurants dans le domaine de la simplification administrative et de l’administration électronique
  4. Et enfin, un service de stratégie, de coordination et de mise à disposition de ressources : proposer notamment à l’administration d’utiliser temporairement, dans le cadre de projets de simplification administrative et d’administration électronique, des ressources du service commun, qu’il s’agisse de ressources humaines, organisationnelles ou financières.

Par ailleurs, pour accroître l’efficacité et le rayonnement de la dynamique de simplification administrative et d’eGouvernement, le service commun s’appuiera sur un réseau de correspondants administratifs désignés au sein de chaque administration et organisme d’intérêt public qui seront de véritables interfaces entre le service commun et leur service.

En résumé, la réforme proposée c’est :

  • plus d’efficience pour les bénéficiaires du service commun (les administrations et OIP wallons et de la Fédération Wallonie-Bruxelles) car les énergies, les synergies et les expertises sont rassemblées autour d’un objectif commun et dans une structure transversale pérenne
  • une rationalisation du fonctionnement actuel
  • plus d’autonomie dans la gestion de la dynamique de simplification administrative et d’eGouvernement tout en associant de près les administrations et organismes d’intérêt public à la gestion de cet outil à leur service
  • une perspective d’une offre globale de services, adaptée en fonction des besoins.

Plus d’infos ? Sophie Paczkowski – Attachée de Presse de Rudy Demotte – 0477/139 036